Astérix en Corse

  • Astérix en Corse

Astérix en Corse… 1973… Vous devez savoir que je viens de l’ajouter à ma collection. Et au delà de collectionner, j’aime lire mes BD ! J’ai donc relu cet album avec grand plaisir !

Aujourd’hui quand je relis un album d’Astérix, je ne cherche plus forcément la même chose que petit. Les ayant déjà tous lus et relus, je regarde plutôt les petits détails, les clins d’œils qui auraient pu m’échapper ou les jeux de mots que je ne comprenais pas petit. En effet ce n’est pas 45 ans après sa sortie que je vais juger de la qualité d’un album qui n’en manque pas.

Surtout qu’ici on parle d’une édition originale et donc qui a vieilli et dont la qualité est aussi d’époque. Couleurs moins flashy, papier qui a son âge aussi, impression de moins bonne qualité que de nos jours. Non, ces albums là ont une autre saveur, un autre cachet qui est différent. Et moi j’aime. Ces vieux albums ont surtout une odeur particulière que j’apprécie.

Des calembours à gogo !

Pour en revenir à l’album, comme souvent il existe plusieurs niveaux de lecture. Si on passe rapidement sur les caricatures de personnages existants pour représenter les personnages (Pierre Tchernia, récemment disparu…), il n’en reste pas moins une grande quantité de jeux de mots finalement plus référencés qu’ils n’en ont l’air.

Le Corse à pour nom Ocatarinetabellatchitchix. Au delà de la chanson, c’est surtout son auteur Tino Rossi, bien évidement Corse, qui est ciblé. Et si le doute est encore présent chez certains, ce même personnage est aussi appelé Omarinella, référence à un autre titre du chanteur.

On a aussi bien entendu toutes les remarques sur les préjugés sur les Corses. La fainéantise, les fraudes électorales, les luttes de clans.

« Pour que les Corses acceptent un empereur, il faudrait qu’il soit Corse lui-même ! »

Et comment lire cet album sur les Corses sans toutes les références de près ou de loin à Napoléon ? Entre Austerlitz (Osterlix), les grognards, la grande armée, les références à l’empereur sont nombreuses dans cet album. Et on retrouve même sa célèbre posture dans une case ! 

Enfin, que serait un album signé Goscinny sans tous les jeux de mots présents dans ses dialogues ? Allez, quelques exemples :

  • – Petisuix !
    – Je vous ai apporté un fromage helvète.
  • Je crois que les Romains vont faire une cueillette de châtaignes…
  • Il faut faire une sortie, sinon ils vont nous rentrer dedans !
  • Je ne sais pas, mais je n’aime pas être à la pointe de l’avant-garde !
  • – Tiens, le petit Salamix est de retour.
    – Ça a l’air d’étonner ses copains.
    – Ça les frappe !

Allez je m’arrête là. Si aujourd’hui je prends toujours autant de plaisir à relire un album d’Astérix, il est clair que je recherche ces petites allusions, ces clin d’oeils, et j’avoue que je prends autant de plaisir à les rechercher qu’à lire l’album ! Vivement le suivant !

Astérix en Corse Couverture du livre Astérix en Corse
Astérix
René Goscinny
Dargaud
04/1973
44
Albert Uderzo

Lors de la fête d’anniversaire de Gergovie, les Gaulois du village d’Astérix décident de fêter la victoire de la bataille en attaquant le camp de Babaorum (les autres camps ayant été abandonnés par leurs occupants pour décourager les Gaulois). Alors que les Romains sont battus à plate couture, Astérix et ses amis découvrent un prisonnier corse qui s’appelle Ocatarinetabellatchitchix. Ce dernier leur explique qu’il a été enlevé par les Romains et qu’il est le chef d'un petit village corse qui résiste lui aussi à l’envahisseur. Suelburnus, le gouverneur romain de la Corse, va bientôt partir pour Rome ramener tout l’argent des impôts de l’année, il ne veut pas qu’Ocatarinetabellatchitchix lui prenne une fois de plus l'argent. Astérix et Obélix sont chargés de l’aider et se rendent sur place.

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