Salon de la bande dessinée de Barcelone 2017 – 35 Salón Internacional del Cómic de Barcelona

Une fois de plus, nous sommes partis quelques jours pour assister à un salon de BD loin de nos contrées. Direction l’Espagne pour le Salon de la bande dessinée de Barcelone 2017 ! Allez, on vous raconte.

On ne va pas le cacher, on aime bien ce festival. Ce n’est pas la première fois que nous y allons, ni la dernière. La ville, le climat et aussi quelques amis à qui rendre visite font qu’on aime assez aller à Barcelone. Du coup autant en profiter pour faire un saut au festival.

Cette année il a été avancé par rapport aux éditions précédentes pour se tenir fin mars et non au mois de mai. Effet immédiat, si le climat est toujours agréable, la température tourne autour de 20° et donc on est loin de mourir de chaud. Bon point pour un salon !

Se déroulant sur 4 jours, du jeudi au dimanche, nous avons décidé de nous y rentre dès le jeudi, en accord avec notre planning.

Le jeudi noir ?

Mettons les pieds dans le plat d’entrée, ce fut une erreur. Le salon a beaucoup de points positifs, mais la plus grande interrogation est pourquoi le jeudi ? Des allées vides, des stands peu fréquentés, quasi pas de dédicaces, les plus grands éditeurs ayant un planning seulement sur 3 jours, quel est l’intérêt de la journée du jeudi hormis accueillir les scolaires ? Dans ce cas, autant annoncer que ce sera ainsi et les visiteurs pourraient se concentrer sur les autres jours pour pouvoir rencontrer des auteurs.

Le contre coup est bien évidement que stands et allées libres sont ce qui se fait de mieux pour se balader dans un salon, profiter des vendeurs divers et surtout prendre son temps pour voir les expos sans être dérangé !

Des planches, des planches, des planches !

Et niveau expos, le salon est pas mal. Un hall entier y est consacré, même si il est loin d’être rempli. Mon cœur m’a fait commencer par l’expo Ekho, pleine d’originaux de Barbucci. Il y avait ensuite une grande partie consacrée à la bande dessinée humoristique espagnole, dont j’ai moins profité vu ma maigre connaissance mais que Cuchifritina a du bien plus aimer. On a aussi vu du Eisner, des choses sur Gaudi, du Lucky Luke et tout plein de jeunes auteurs dans un concours de BD. Bon c’était en espagnol mais j’ai apprécié de voir des auteurs de tout âge dans ce petit concours. A l’extérieur, un petit showroom sur le thème les avions et la BD était encadré par les food trucks présents. On pouvait donc à loisir déguster quelques patatas bravas en traînant autour de vieux coucous ayant été utilisés en BD.

Nintendo fait le vide

Un autre hall, sur les 3 du salon, était consacré à la Switch. Sponsor du salon je pense puisque le logo était présent au dos des tickets, la machine se montrait pour le plaisir des jeunes. Bon je vous l’avoue, c’était sans intérêt pour nous et on ne s’y est pas attardés. Ce grand hall, vide autour du stand Nintendo était en parti complété par quelques stand d’associations de Cosplay comme les habituels Star Wars, Star Trek ou Star Gate. A croire que le Cosplay ne peut exister que dans un univers étoilé…

D’ailleurs le Cosplay était très peu présent ce premier jour de salon. On s’en est même étonnés tant on peu l’habitude de le voir quasi inexistant !

Puis enfin vint le tour du hall 1, le plus grand et le principal. Ici tous les stands habituels d’un salon de BD étaient présents. Les grands éditeurs espagnols comme Norma, ECC, Planete Comic et tout ceux dont j’ai oublié le nom, les habituels stands de produits dérivés (Katana, bd d’occasion, retrogaming hors de prix…). Bon on en a aussi profité pour y retrouver nos libraires parisiens habituels, Pulp’s Comics qui étaient présents avec le seul stand d’Art Book du salon. Le tout était complété par quelques stands sur les films à venir, Wonder Woman ou les Gardiens de la galaxie 2.

Et notre avis sur ce salon alors ?

Nous Barcelone on aime. On adore même au point qu’on a failli partir s’y installer. Donc ce salon pour nous est particulier puisqu’il est aussi excuse à une semaine de vacances printanières bien méritées. Mais au delà de ça, nous avons un avis mitigé.

Déçu tout d’abord du manque d’artistes de cette journée du jeudi avec seulement 3 dédicaces sur la journée (Gene Ha, Dave Gibbons et Kim Jung Gi) et surtout des files dès le matin avec, oh surprise, les mêmes habitués français qui font la queue dès l’ouverture… Et oui, je ne les aime pas quand je les croise en salon en France, alors aller en Espagne pour les y retrouver ce n’est pas ma tasse de thé. Bref, je n’ai pas eu envie de me joindre a eux pour des heures d’attentes pour un dessin.

Autre surprise, des Halls 2 et 4 (respectivement Switch et Expos) comportant beaucoup de vides, ce qui laisse une impression assez étrange sur le salon.

Mais comme je l’ai dit plus haut c’est aussi ce qui nous a permis de profiter de tout tranquillement. C’est clairement plus agréable de visiter les expos dans ces conditions plutôt que comme par exemple à Angoulême ou c’est rempli et où l’on se marche presque sur les pieds pour voir les quelques planches (Oui Calvin & Hobbes, j’aurais tant aimé rester plus longtemps dans ton expo il y a 2 ans…).

Enfin, au fil de nos balades dans les allées et dans les stands, nous avons pu arriver au constat suivant : Très peu de franco belge sur le salon, d’autant plus que lors de la visite de la librairie Norma dans Barcelone nous avions constaté que grande quantité de titres y sont traduits. Au contraire les mangas y sont très présents. Certains nous ont fait envie, comme leur édition de Vinland Saga (Kurokawa, si tu me lis) qui est plus grande et donc bien plus agréable à lire, ou leur édition de Dragon Ball Super (Bola de Drac pour les locaux), au format chapitre et non tomes reliés (D’ailleurs j’ai pas pu résister, j’en ai pris un). Force était de constater l’absence de Panini et donc de Marvel, alors que ECC était bel et bien présent avec un catalogue DC très fourni. Là aussi les éditions m’ont poussé à dire que Urban pourrait faire bien mieux vu la qualité rencontrée là bas.

Toujours est il que si vous pensez que la France est inondée de titres mangas, n’allez surtout pas voir chez eux c’est au moins pareil ! Par contre leur offre comics traduite est bien plus conséquente pour ce qu’on en a vu, c’est à dire DC. Format fascicule par série comme en VO, et non regroupé comme chez nous. c’est finalement un peu plus cher mais de meilleure qualité. Je crois que les fascicules reprennent 2 issues VO à chaque fois. Et le décalage est plus court qu’en France, de l’ordre de 3 mois je crois.

Dernier point qui n’est pas des moindres, l’absence de VO. Aussi bien en neuf avec les dernières sorties qu’en Back issues, la VO était absente du salon. Les espagnols ne liraient donc pas de comics en VO ? Je ne sais pas mais il me semble avoir vu un seul stand vendant des Back Issues VO et il n’en avait pas beaucoup au milieu de back issues espagnols.

Bon on ne va pas le cacher, on ressort satisfaits de ce salon, avec quelques goodies et livres sous le bras et surtout une vision différente du marché de la BD, vu d’un autre pays et d’une autre culture, ce qui est toujours agréable.

A suivre pour un prochain salon !

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